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La retouche photo - SV Photo

La retouche photo

La retouche photo

La retouche et le traitement photo.

Introduction

Retouche, post traitement, embellissement, amélioration, développement numérique… tous ces termes concernent les modifications apportées à l’image brute issue de la prise de vue originale.

Cette pratique est souvent mal considérée car la majorité des gens estiment que cette démarche altère les paramètres d’origine de la photo, qu’elle nuit à son naturel et qu’elle est une sorte de « triche » car le photographe n’a pas fait la photo parfaite.

Pour rappel, la retouche existe depuis l’origine de la photographie car déjà, sous les agrandisseurs, les photographes masquaient et recardaient leurs images. En fait, le développement et la retouche représente une part importante de la créativité et du rendu final. Il appartient au photographe de les pousser plus ou moins loin en fonction du résultat, de l’ambiance, du message et de l’histoire qu’il veut transmettre à travers sa photo.

Un photographe est un cuisinier, il pense sa recette, prépare ses ingrédients, déroule sa cuisson, assaisonne et dispose dans l’assiette.

La retouche photo, cuisine ?Canon EOS-1D Mark III (65mm, f/8, 1/160 sec, ISO200)

Le développement

Tout commence avant même la prise de vue car il faut choisir le format de sortie du fichier numérique. Deux grandes options s’offrent à nous :

1/ le JPG : très répandu, le .jpg qui sort de l’APN est déjà « traité ». Pourquoi ? Parce qu’il a déjà été retouché par l’APN lui même. Selon des choix de rendu, vous pouvez forcer l’accentuation, le contraste et d’autres paramètres via des curseurs ou des modes comme portrait, paysage etc. L’avantage de ce format est sa compacité : la taille est contenue et le fichier est exploitable et affichage partout. Le gros inconvénient est la faible marge de travail qu’il offre : l’image est compressée nativement et toutes autres modifications viendront compresser de nouveau l’image lui faisant perdre toujours plus d’informations et de finesse.

2/Le RAW : beaucoup plus gourmand en mémoire, ce format est dit brut car il vous livre un fichier image qui DOIT être passé dans un logiciel de développement pour fabriquer un .jpg ou tif lisible par tout le monde. Il est considéré comme un négatif numérique. Ce format présente plusieurs avantages par rapport au .jpg, le premier étant sa dynamique car il capte et conserve beaucoup plus d’informations que le jpg. Il y a donc beaucoup plus de latitude de travail pour reprendre les hautes et basses lumières afin de récupérer du détail dans chacun d’eux.

Deuxième et énorme avantage, la balance des blancs peut être parfaitement réglée en post production. Le jpg permet de reprendre ou corriger grossièrement ce paramètre mais pas du tout avec la même précision !

En résumé le format RAW vous laisse le soin de réaliser tous les ajustements image avec une bien meilleure marge que le jpg au prix d’une consommation importante de carte mémoire !

Revenons au développement, cette partie est identique à la méthode argentique, il s’agit de recadrer et d’ajuster les paramètres de base tels luminosité, contraste, couleurs, vignetage… Ceci est tout à fait « normal » car le rendu de sortie d’un APN est en général neutre. Par neutre on entend peu saturé, peu contrasté, faiblement accentué etc. Sous Lightroom, il est possible d’afficher un aperçu du format RAW et de travailler directement avec. On peut donc dire qu’en travaillant en RAW, il est obligatoire de « developper » sa photo de même façon qu’en argentique. Certain pourront penser du coup que le RAW est un format plus permissif que le JPG et permet de mieux palier les approximations du photographe. Oui…mais non. Le format RAW permet avant tout de garantir une constance dans les couleurs et un niveau de finition digne d’un tirage pro. Au final, disons que le RAW c’est mieux que le jpg tout simplement !

Si l’on s’attarde un peu sur les mots, « l’embellissement » d’une photo se classe allègrement dans la catégorie du développement, il s’agit entre autres d’ajouter une touche, une profondeur, un traitement couleur. Agrémentons le verbe par l’image, voyons rapidement les étapes d’un développement sous Lightroom (Lr):

1/ Importation et classement des photos.

La retouche Lr importer les images

L’idée est en priorité de sauvegarder les images issues de la carte mémoire. Il existe plusieurs méthodes pour importer sous Lr, choisissons la plus simple en passant directement par le logiciel. Nous créons un catalogue et l’ordinateur copie et génère les aperçus dynamiques qui vont permettre d’afficher rapidement les images à l’écran. Pour les plus prudents, une double sauvegarde sur deux médias différent est recommandée, avec la carte mémoire, cela fera trois sécurités. Vient également la phase de renommage des fichiers afin d’avoir des noms moins barbares que ceux d’origine et permettre de les retrouver plus facilement lors de recherches.

2/ Tri.

La retouche Lr2 tri

Phase indispensable qui peut virer à la séance de torture (oui oui ><), le tri peut se faire en attribuant un drapeau blanc pour les images retenues ou un drapeau noir pour les rejetées. L’utilisation d’une manette de jeu type x-box rend cette phase plus rapide et ergonomique, sinon l’utilisation du bon vieux clavier fait l’affaire. On peut directement attribuer d’une à cinq étoiles selon son choix, ou visionner à nouveau toutes les images retenues puis attribuer les étoiles ensuite. Sur une séance courte, cette phase est rapide (du moins assez) en revanche lorsqu’il faut trier 1000 ou 2000 fichiers, il faut être sans pitié sur les flous et autres ratés, on ne va pas tout garder ! Résonons qualitatif et non quantitatif, il vaut mieux 10 belles images plutôt que 30 moyennes.

3/ Développement et embellissement.

Nos photos sont triées, il est temps de travailler dessus ! C’est à partir d’ici que le photographe déterminera s’il souhaite passer 30 secondes par photos ou plusieurs heures… Nous pouvons commencer par le cadrage, est il à reprendre ? un format 16/9ème ? un format carré ? S’il faut rendre l’horizon bien droit, faisons le dès maintenant, plus besoin de revenir dessus après.

La retouche recadrage

En resumé, après le recadrage, citons : balance des blancs, luminosité contraste, clarté, accentuation, suppression du bruit, traitement couleur ou noir & blanc (ou autre!), vignetage et grain. Sur une série de photo avec la même exposition, on préfèrera l’utilisation des paramètres prédéfinis qui permettent d’appliquer l’ensemble des réglages appliqués sur une image à d’autres. Cela offre un gain de temps (tout recommencer 10 fois n’a aucune utilité) et permet de garantir une constance dans le traitement. En effet une série avec des couleurs non homogènes n’est pas heureuse, sauf si cela est voulu bien sur. Lr étant très bien fait, une méthode simple consiste à dérouler les différents réglages disponibles dans la fenêtre de droite.

La retouche menu

Nous abordons la frontière entre développement et retouche.

Sous Lr, juste sous l’histogramme (en mode développement), nous retrouvons divers outils comme le pinceau de retouche, la suppression des défauts, etc. (5). C’est le moment ou l’on va (ou pas!) supprimer les petites imperfections sur le visage, homogénéiser le grain de peau, accentuer le regard, déboucher des zones d’ombre et plein d’autres modifications.

La retouche photo, pinceaux

Lr permet de pousser déjà assez loin la retouche, mais la référence dans le domaine est photoshop (Ps) qui n’est absolument pas indispensable tant que l’on reste dans le domaine photographique. Ps permet en effet de tout faire (ou presque !) et fait aussi basculer davantage dans la création graphique, on s’éloigne un peu plus désormais de la photographie « pure ».

4/ Exportation et tirages.

Lr ne modifie pas les informations de l’image, il ne fait que stocker l’ensemble des réglages et en montre un aperçu à l’écran. Si nous voulons poster sur FaceBook, transmettre un mail ou créer un livre (ailleurs que sur Lr), il est nécessaire d’exporter l’image afin de créer un .jpg ou .tiff par exemple. C’est aussi le moment d’ajouter un cadre, une signature et tout autre procédé de finalisation. Il faut donc définir judicieusement la taille, la compression et l’espace de couleur adapté à l’utilisation finale du fichier. A noter que Lr possède un module d’impression très performant, il n’est donc pas nécessaire d’exporter son image si l’on veut imprimer sur papier.

La retouche photo, l'export

Conclusion

Le développement numérique des photos est une étape très importante et fait partie du résultat final d’une image ! Le photographe y peaufine son traitement couleur, son recadrage et un ensemble de réglages qui définissent ses photos, sa patte. Ce traitement peut ne nécessiter que 10 secondes, difficile de détruire toute notion de naturel en si peu de temps… En guise de raccourci, on peut dire que ne pas traiter ses photos serait comme livrer une pizza à domicile froide et sans boîte, pas très pro non ? Plus précisément, demander à un photographe de vous livrer ses fichiers brut (et non ses jpg travaillés) équivaudrait à aller au restaurant, s’assoir à table et commander les ingrédients d’une recette au lieu d’un un plat cuisiné par son chef 😉 A bon entendeur…

 

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